La famille selon la Doctrine sociale de l'Eglise

La doctrine sociale de l’Église est une juste conception de la personne humaine et de sa valeur unique et sacrée (créée à l’image de Dieu), au service de la dignité de la personne humaine et du bien commun.
Elle donne une interprétation de la valeur morale des activités sociales et une proposition de principes de comportement en société à la lumière de cette vérité sur l’homme, sur la famille et sur le monde.

3 idées force guident les actions des AFC :
Le Bien commun  défini par :
- l’Encyclique « Pacem in Terris » (11 avril 1963) du pape Jean XXIII (parag 53) : « Tous les individus et tous les corps intermédiaires sont tenus de concourir au bien de l’ensemble »
- À la suite du concile Vatican II, « Gaudium et Spes » 7 décembre 1965 (parag 74) : « Quant au Bien commun, il comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement ».
Le Bien commun intéresse la vie de tous, et repose sur trois éléments essentiels : le respect de la personne – le bien-être social et le développement du groupe lui-même – la paix, c’est-à-dire la durée et la sécurité d’un ordre juste.
Les principes de subsidiarité et de solidarité
- La subsidiarité développée par le Pape Léon XIII 15 mai 1931 dans « Quadragesimo anno » consiste à laisser à chaque personne ou à chaque groupe de personnes exercer toute la responsabilité à son niveau. Dans le cas de la Famille, cellule de base de la société, elle doit exercer sa responsabilité de première éducatrice des enfants, pour cela, elle doit être soutenue par les institutions, l’école, l’Eglise et non le contraire. L’école ne peut pas remplacer les parents.
L’Encyclique « Centesimus Annus » du Pape jean-paul II 1er mars 1991 (parag 48) rappelle également : « une société d’ordre supérieur ne doit pas intervenir dans la vie interne d’une société d’ordre inférieur en lui enlevant ses compétences, mais elle doit plutôt la soutenir en cas de nécessité et l’aider (…) en vue du bien commun ».
- La solidarité suppose l’engagement personnel au service du bien commun, par une participation à la vie sociale, une collaboration avec les autorités, le souci d’une juste répartition des biens.
Le rôle central de la famille fondée sur le mariage
L’exhortation apostolique « Christi Fideles Laïci « (par. 40) du Pape Jean-Paul II (déc 1988) dit que :
« Le couple et la famille constituent le premier espace pour l’engagement social des fidèles laïcs.
C’est un engagement qui ne peut être assumé de façon valable que dans la conviction de la valeur unique et irremplaçable de la famille pour le développement de la société et de l’Église elle-même.

Berceau de la vie et de l’amour, dans lequel l’homme « naît » et « grandit », la famille est la cellule fondamentale de la société…
Dans ces conditions, il est urgent de déployer une activité vaste, profonde et systématique, soutenue non seulement par la culture mais encore par des moyens économiques et des institutions législatives, dans le but d’assurer à la famille sa place de lieu premier d’ « humanisation » de la personne et de la société
».
Dans la Lettre  « Centesimus annus » (1er mars 1991), le Pape Jean-Paul II rappelle que «  la première structure fondamentale pour une écologie humaine est la famille fondée sur le mariage »

La Doctrine Sociale de l’Église sur le net
La version française du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église est désormais disponible sur le site Internet du Vatican, avec une rubrique dernières mises à jour. : www.vatican.va
Ce site est une mine d’informations sur les enseignements de l’Église puisque une grande partie des encycliques y est téléchargeable.

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